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5. l'Apartheid
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A partir de 1948, le Parti National arrive au pouvoir. Il veut systématiser une politique d'apartheid (" séparation " en français). Ce système politique veut donner un contenu géographique strict à une politique de discrimination raciale apparue dès l'origine.

L'Apartheid n'est pas arrivée du jour au lendemain en Afrique du Sud. Elle est le fruit de près de 60ans de lois ségrégationnistes après le pacte passé entre les vainqueurs et les vaincus de la guerre des Boers.

  • Loi sur les propriétés (1913), le Native Land Act, contrôle et limite les terrains que peuvent posséder la population noire. Cette loi limite à 13% du pays les régions où les Noirs peuvent acquérir des terres. Des régions entières leur étaient destinées en fonction de la couleur de leur peau et de la tribu d'appartenance (Tswana, Zoulou, Xhosa).
  • La Native Labour Regulation Act (1911) réglementant le travail indigène.
  • La loi sue les mines et les chantiers.
  • Loi sur les résidences (1923), la Native Urban Areas Act réglementant les régions urbaines dans lesquels les indigènes pouvaient habiter.
  • Loi sur la représentation des indigènes (1936), la Representation of Natives Act supprime le droit de vote aux métisse du Cap.

En 1948, le Parti National et son allié le Parti Afrikaner arrivent au pouvoir avec leur programme d'Apartheid. Ce système fut élaboré par la commission Sauer et sera mis en place par l'un de ses concepteurs, le docteur Hendrik Verwoer et sous l'autorité du nouveau premier ministre, le pasteur Daniel François Malan.

Le but de la politique de l'Apartheid est de séparer géographiquement et politiquement toutes les différentes communautés. D'après H. Verwoer, l'Afrique du Sud serait une " communauté de nations " distinctes. Des groupes ethniques sont arbitrairement définis (blanc, zoulous, bantous, indien, métis...) pour pouvoir les séparer plus facilement et établir des lois spécifiques en fonction leur groupe racial.

De plus en plus de lois ségrégationnistes sont mis en place:
  • les mariages entre blancs et noirs sont interdits
  • le droit de vote est supprimé pour les personnes de couleur (métis et noirs)
  • l'enseignement, les déplacements des personnes, l'emploi, l'habitat sont réglementés
  • les personnes de couleur sont déplacées à l'extérieur des villes dans des Townships ou dans les régions leur étant réservées (Bantoustant, Transkei)

Seuls les blancs ont droit à un régime démocratique et toutes les personnes colorées doivent subir les lois de l'Apartheid et la suprématie des blancs.

Environ 2 600 000 Noirs vont être déplacés des zones blanches et envoyés dans des réserves qui à terme devaient obtenir leur indépendance mais sans pouvoir être économiquement viables:

Elles reçurent leur indépendance en 1976 et 1981 mais la communauté internationale n'a pas voulu les reconnaître. Beaucoup de travailleurs noirs durent aller travailler dans les villes blanches et habiter dans les réserves, ce qui rendait leurs déplacements quotidiens très longs et fatigants.
La ségrégation raciale devint le quotidien de tout un peuple, aux prix de multiples destructions, morts et expulsions.

La mise en place d'un passeport en 1923 limita la circulation des Noirs dans les villes blanches car les Afrikaans voulaient limiter au maximum la présence noire dans leurs villes.
Toute opposition au Parti National fut démantelée: dès 1952 le Parti Communiste Multiracial fut interdit. L'African National Congress (ANC) et le Pan Africanist Congress le furent en 1960 après les rébellions comme la politique du passeport. Les dirigeants de l' ANC et Nelson Mandela furent condamnés à la prison à vie en 1964.

L'Afrique du Sud va se refermer sur elle-même en quittant le Commonwealth (opposé à l'Apartheid) et subissant les embargos de nombreux pays.
La République sud-africaine sera proclamée le 31 mai 1961.

L'Afrique du Sud va subir par la suite de nombreuses révoltes et émeutes raciales sanglantes (Soweto en 1976). Pour apaiser les tensions, le président Botha libéralise petit à petit l'installation des noirs en ville et tente d'associer au pouvoir politique les groupes asiatiques et métis. En 1987, ils bénéficient d'une chambre au parlement. Ces mesures ce conviennent à personne et ne font qu'accroître le désordre.
En 1989, Botha démissionne et Frederik Willem De Klerk prend sa place.

De Klerk, avec le soutien des grandes puissances et institutions mondiales, va négocier avec l'ANC pour mettre fin au régime de l'Apartheid. Il va légaliser l'ANC et libérer en 1991 Nelson Mandela après 26 années passées en prison.
Malgré des affrontements au Kwazulu-Natal à la fin de années 1980 entre l'ANC et l'Inkatha (parti politique proche de l'ANC à ses débuts et qui fut contrôlé plus tard par le gouvernement blanc pour diviser les Noirs en Afrique du Sud) et la résistance des Blancs extrémistes, une nouvelle constitution est adoptée en décembre 1993 à la suite d'un référendum (seuls les Blancs y ont participé).
Les premières élections multi raciales de 1994 assureront la victoire de L'ANC qui portera à la présidence de la république.

Le 5 décembre 1995 est créé la commission de " vérité et réconciliation " afin d'enquêter sur les violations des droits de l'Homme commis pendant l'Apartheid.
Le rapport final de la commission est rendu en 1999 et dénombre 22 000 victimes : 1 500 amnisties seront accordées et 5 500 seront refusées.
En 1999, Nelson Mandela sera remplacé par Thabo Mvuyelwa Mbeki à la présidence de l'Afrique du Sud. Il sera réélu le 27 avril 2004, jour du 10e anniversaire de la démocratie multiraciale sud-africaine.


 
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